CASA-SAAQclic : une « maudite cochonnerie » incapable de « payer une facture »
Autre journée, autres révélations stupéfiantes à la commission Gallant. Un ancien contrôleur financier à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a raconté que la première phase de la transition numérique de la SAAQ, souvent décrite comme un succès, a été dans les faits une « catastrophe ». Selon M. Verreault, les délais de paiements Le nouveau système devait permettre le paiement automatique des factures, mais une erreur dans le code a empêché le bon fonctionnement de l’outil. M. Verreault a décrit plusieurs opérations informatiques simples, mais qui Des fois je n’avais pas des mots tendres. Ça exaspérait mes collègues, mais je leur disais : "C’est une maudite cochonnerie!" Dans leurs témoignages au début de la commission, d'anciens membres du conseil d’administration de la SAAQ ont affirmé que la livraison 1 avait été, somme toute, un succès. Rien, donc, ne leur permettait de croire que la livraison 2, qui comprenait la plateforme SAAQclic, allait être un fiasco. Le témoignage de Jérôme Verreault vient contredire leurs impressions. Dans son témoignage, Jérôme Verreault a affirmé que le fournisseur, l’Alliance, ne respectait pas, au jour le jour, le contrat signé avec la SAAQ. Selon lui, plus le projet CASA avançait, plus Selon lui, le bureau du projet CASA à la SAAQ a fait preuve de complaisance en répétant que L’Alliance avait faim, et elle voulait être très bien nourrie par les fonds de la Société de l'assurance automobile. M. Verreault a quitté la SAAQ peu de temps après avoir soulevé de nombreux problèmes avec la livraison 1 du projet CASA. Il ne se sentait pas On n’était même plus capable de payer aucune facture
, a dit Jérôme Verreault à propos des nouveaux systèmes informatiques développés par « l’Alliance », composée de la firme informatique LGS (propriété d'IBM) et de l'éditeur de logiciel SAP.explosaient
et la SAAQ aurait même reçu des avis de résiliation de services
de la part de ses fournisseurs. Il n’y a plus rien qui se payait.
faisaient baisser les lumières
lorsqu’elles étaient effectuées par le nouveau système, censé être à la fine pointe de la technologie. Je peux vous dire que, des fois, juste imprimer une facture, c’était un défi.
L’Alliance avait faim
il n’y avait plus rien de conforme au contrat
à cause du grand nombre de demandes d’ajustement de projet
.Dans le contrat, ce qui était prévu, c’était d’avoir une solution qui fonctionne. La fonctionnalité, elle appartenait à l’Alliance. Là, elle ne marche pas, et on dit [à l’Alliance] : "Venez, on va vous payer une deuxième fois pour recommencer, ou pour nous aider à corriger les bogues"
, a illustré M. Verreault.tout était beau, tout était conforme
. Allez en paix, payons la facture.
pris au sérieux
par la direction de la SAAQ.C'était comme un singe [de la bêtise, NDLR] : "Je ne veux rien entendre, je ne veux rien voir, je ne veux rien dire"
, a-t-il illustré.
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